LOAËC Laurent

Laurent Loaëc aide ses parents cultivateurs à Poulguinan en Guipavas sous l’occupation.

Contacté par Jean Le Pape entre septembre et novembre 1943, Laurent Loaëc intègre le Groupe Franc Kerhuon-Guipavas, affilié au mouvement Défense de la France (D.F). En octobre ou novembre 1943, il aurait participé au vol de munitions à la Pyrotechnie de Saint-Nicolas. En décembre 1943, une opération similaire est menée sur le staffel de Kerhuon. Le 26 février 1944, il participe avec Armand Madec, à une opération contre deux trains de sables en gare de Dirinon. Le 2 mars 1944, François Loaëc est également partie prenante lors du vol et à la destruction de 1 200 litres d’essence, 100 litres d’huile et 800 litres de gazoil de la firme allemande Boerch à Coataudon. Cette opération est menée conjointement avec les membres du groupe Action Directe de Brest. Le 21 mars 1944, Laurent Loaëc et ses camarades pénètrent dans un wagon-poste entre Daoulas et La Forest-Landerneau pour récupérer des tickets d’alimentation. Enfin, le 8 avril 1944, il participe à un sabotage en gare de Kerhuon dont le résultat nous est inconnu.

En juin 1944, le groupe est dans le collimateur des allemands, la dispersion est ordonnée. Pour sa part, Laurent Loaëc rejoint la region de Spézet. Il s’intègre au maquis des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I) du secteur et participe avec eux à la Libération de la région de Châteauneuf-du-Faou et du Menez-Hom.

Il souscrit un engagement volontaire dans l’Armée française en février 1945. Après guerre, Laurent Loaëc reste dans l’armée en tant que militaire de carrière. Il participe notamment au conflit en Indochine.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives Municipales de Brest, fonds Défense de la France (51 S).
  2. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Laurent Loaëc (1622 W).
  3. Archives Privées d’Henri Le Bec, registre des effectifs de la compagnie F.F.I de Guipavas.