CORRE René

René Corre est menuisier de profession et travaille à l’arsenal de Brest. Il épouse Paule Quéré en première noce le 24 septembre 1938 à Lambézellec. A la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, il reste à son poste de l’arsenal sous le statut d’affecté spécial. Il semble avoir subit un court internement pour refus de travailler pour les allemands en mars 1941.

Sa date d’entrée en Résistance n’est pas clairement déterminée. Lui a été délivré en 1955, deux attestations d’appartenance à Résistance depuis juin 1943 par André Le Roy et Joseph Laot. René Corre indique pour sa part, avoir intégré les rangs des Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P) en mars 1944 tandis que sa fiche de démobilisation laisse à penser à une entrée plus tardive, aux environs de juin 1944. Il aurait participé à la distribution de la propagande en faveur de la Résistance par tracts et affiches, à la mise à disposition de son logement et au ravitaillement de camarades ainsi qu’au désarmements de soldats allemands isolés à Brest et dans la région. Il aurait également participé à un sabotage sur la batterie (anti-aériens ?) allemande du Bouguen.

Durant l’été 1944, à la déclaration du siège de la ville, il évacue Brest et se regroupe avec les F.T.P de Brest au château de Kergroadez après être passé par Saint-Renan. Mais là encore les armes tardent à arriver et le faible équipement dont dispose les soldats de la nouvelle Compagnie F.T.P Marcel Boucher, dite Compagnie F.T.P Michel, ne permettent pas d’agir pour la Libération du territoire. Il faut attendre le 23 août pour que la compagnie reçoivent enfin sa dotation. Elle est engagée alors dans le dispositif des F.F.I de Brest et participe à la prise du point fortifié de Kervélédan à Ploumoguer et à la réduction de la poche allemande du Conquet. La Résistance allemande est farouche et la compagnie prend la direction de Plougonvelin où le 6 septembre, deux de ses hommes sont tués avec quatre soldats de la Compagnie Brest-Ouest. Enfin, la compagnie participe aux dernières opérations de nettoyage à Brest, notamment dans la Penfeld, à Kérédern et dans le quartier de l’Harteloire.

Après la Libération, il loge en baraque au Bouguen-Nord à la suite de la destruction de son logement. Par la suite, René Corre épousera deux autres femmes et aura au moins un enfant tout en poursuivant sa carrière à l’arsenal. Pour son engagement clandestin en faveur de la Résistance il recevra une lettre de félicitations du Ministre de la Marine.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives Municipales de Brest, registre d’état-civil (1E251).
  2. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de René Corre (1622 W).
  3. Archives F.F.I de l’arrondissement de Brest, registre des effectifs de la Cie F.T.P Michel.