LE POUPON Yves

Yves Marie Le Poupon épouse Marie Bourlès le 14 novembre 1926 à Ergué-Armel. De cette union naissent deux enfants. Après un temps dans la région Quimpéroise, la famille pose ses valises à Camfrout au Relecq-Kerhuon. Électricien de formation, Yves Le Poupon est mobilisé à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale comme affecté spécial à la poudrerie du Moulin Blanc. Très probablement démobilisé sous l’occupation, il retrouve du travail à La Dépêche de Brest de 1941 à 1943. Requis dans le cadre du Service du Travail Obligatoire (S.T.O), Yves Le Poupon devient réfractaire et s’y soustrait.

Au déclenchement des hostilités en août 1944, il se dirige vers Landerneau, très probablement au moment de l’évacuation générale. Sur place, il décide de se porter volontaire pour intégrer les Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I). Il est alors affecté au Bataillon F.F.I Georges Castel avant d’être versé à la Compagnie F.F.I Brest-Est, qui se reforme non sans mal à cause du manque d’armement. Cette unité est déployée sur le théâtre d’opération à partir du 1er septembre 1944 et se dirige vers la poche de Crozon. Yves Le Poupon est affecté comme estafette et fait régulièrement des liaisons entre l’état-major F.F.I basé à Landerneau et la compagnie en poste à Crozon. Le 15 septembre 1944, il est tué au combat à Tal-ar-Groas, dans des circonstances qui nous restent inconnues.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance d’Yves Le Poupon (1622 W).
  2. La Dépêche de Brest, édition du 30 juin 1942.
  3. Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de F.F.I d’Yves Le Poupon (GR 16 P 364320) - Non consulté à ce jour.
  4. Service historique de la Défense de Caen, dossier d’attribution de la mention Mort pour la France à Yves Le Poupon (AC 21 P 76459) - Non consulté à ce jour.