COAT Jean

Jean Vincent Coat s’engage dans la Marine Nationale. Affecté comme matelot canonnier sédentaire au fort du Portzic, il réside rue de Penfeld à Lambézellec. Le 3 octobre 1936 à Brest, il épouse Marcelle Rozec (1915-2001) dont la famille réside rue Turenne à Saint-Martin. De cette union naissent deux enfants. Quelques temps avant Guerre, Jean Coat quitte la Marine Nationale et se fait embaucher à la Direction des Constructions et Armes Navales (D.C.A.N) à l’arsenal de Brest. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, il reste à son poste avec le statut d’affecté spécial.

En octobre 1940, Joseph Blaize donne son nom comme potentielle recrue à René Gourvennec. Les deux hommes se rencontrent, très probablement à l’arsenal sur leur lieu de travail, et l’affaire est entendue. Jean Coat donne son accord pour adhérer au Groupe Élie. Il participe dès lors à quelques réunions clandestines avec des camarades de travail au Café des Ouvriers chez Henri Auffret. Dans ses connaissances, citons Jean Pronost, Jean Caroff et Joseph Prigent à qui il remettra des armes récupérées (on ne sait où) en janvier 1941. Jean Coat participe à la diffusion de la propagande en faveur de la Résistance mais ne prend part à aucune action armée du groupe. En mai 1941, une vague d’arrestations ébranle le Groupe Élie. Il indique échapper à une arrestation le 22 mai.

Se sachant recherché, il quitte son poste et se dirige vers le sud de la France. Le fugitif Jean Coat parvient à passer la ligne de démarcation et rejoint Toulon. Sur place, il se fait embaucher à la D.C.A.N en septembre 1941 puis se fait muter en Afrique du Nord, à Casablanca à partir de février 1942. Il y reste jusqu’en août 1945.

Après guerre, il revient à Brest et retrouve un poste à l’arsenal. Il réside alors dans un premier temps au Bois de Sapin puis au 7 Cité Marine à Prat Lédan. Son attitude sous l’occupation lui vaut une lettre de remerciements par le Secrétaire d’État aux Forces Armées en 1952.

La sépulture de Jean Coat se trouve dans le cimetière de Lambézellec à Brest [Carré 06, Rang 07, Tombe 12]

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives Municipales de Brest, registres d’état-civil (1E251 et 2E177).
  2. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Jean Vincent Coat (1622 W).
  3. Brest Métropole, service des cimetières - sépulture de Jean Coat.
  4. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Jean Coat (GR 16 P 134631) - Non consulté à ce jour.