RADENAC Joseph

Joseph Radenac gère une scierie - parqueterie à Landerneau. Il épouse Jeanne Guiffant le 8 janvier 1930 à Crozon. De cette union, naissent trois enfants. Mobilisé à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale dans la réserve territoriale, il sert comme soldat de 2ème classe.

Il intègre l’Organisation de la Résistance de l’Armée (O.R.A) en août 1943, sous les ordres de De Neuville d’Arzano et du commandant Muller. Nommé responsable cantonal à Landerneau pour le mouvement en septembre 1943, il a la charge de mettre tout en oeuvre pour obtenir des renseignements sur les mouvements de troupes allemandes et inventorier les réseaux téléphoniques-télégraphiques dans son secteur. Il transmet ses informations à ses supérieurs basés dans la région de Douarnenez.

Joseph Radenac entame alors un recrutement à Landerneau, notamment auprès de jeunes comme Edmond Pochon en août 1943 ou Louis Le Dall en mars 1944. Il noue également des contacts avec d’autres résistants, extérieurs à sa formation clandestine, comme le docteur Jean Le Bras du mouvement Défense de la France (D.F).

Après le débarquement en Normandie, les différents groupement de Résistance du secteur se coordonnent et passent sous la direction de l’État-major F.F.I de Brest. l’O.R.A de Radenac ne fait pas de difficulté et met ses hommes à disposition des unités combattantes.

Nommé chef de groupe à la 2ème Compagnie - Le Poussin du Bataillon F.F.I de Landerneau, il doit rechercher des terrains viables pour d’éventuels parachutages. Le recrutement s’accélère également mais les armes font cruellement défaut. Le parachutage entre Pencran et Tréflévenez sensé équiper l’unité n’a pas lieu. Démunis, les résistants s’éparpillent dans les terres pour rejoindre d’autres maquis en quête d’armes.

Joseph Radenac se rapproche du stick S.A.S d’Edgard Tupët-Thomé du 3e R.C.P - 2e Squadron pour les premières opérations au début d’août 1944. Il combat à Daoulas le 5 août puis dans la région de Sizun les 7 et 8 août. Il est présent à la Libération de Landerneau le 10 août. Il pousse ensuite à La Forest-Landerneau le 14 août. Après le raid allemand sur Braspart, il est redéployé à Landerneau pour assurer la défense de la ville. Le Bataillon est par la suite engagé dans la réduction de la poche de Crozon jusqu’au 19 septembre 1944. Pour cette dernière opération, Joseph Radenac est promu chef de section.

Pour son action dans la clandestinité et sa conduite au feu, il est cité à l’ordre de la division et reçoit la Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile d’argent et la médaille de la Résistance en 1947.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Joseph Radenac (1622 W).
  2. Ordre de la Libération, Paris, registre des médaillés de la Résistance française.
  3. Archives F.F.I de l’arrondissement de Brest, registre d’effectif du Bataillon F.F.I de Landerneau.
  4. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Joseph Radenac (GR 16 P 497033) - Non consulté à ce jour.