DRÉANO Jean

Jean Alexandre Marie Dréano réside avec sa femme Marguerite (1895-1984) et sa fille Jeannine (1924-2015) au 32 rue Ernest Renan à Brest. Officier de la Marine Marchande, il est employé successivement comme officier radio à la Compagnie Delmas-Vieljeux situé à La Rochelle, puis au service radioélectrique des Phares et Balises. Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il est maintenu à son poste comme affecté spécial.

D’après les attestations conservées dans le dossier d’homologation de ses actions de Résistance, il est indiqué que Jean Dréano a servi le réseau Alliance à partir de mai 1941. Il y a surement anticipation car ce réseau ne se développe concrètement à Brest qu’à partir de juillet 1942. Recruté par Paul Masson, il apporte grâce à son poste, une aide précieuse à la collecte de renseignements sur l’activité de la Kriegsmarine du secteur de Brest. Outre les mouvements des navires, il répertorie les emplacements des postes de D.C.A ainsi que les mouvements de troupes.

Coupé de son réseau en septembre 1943 suite à une importante vague d’arrestations, Jean Dréano reprend ultérieurement du service au sein du réseau d’origine polonaise F2, très probablement par l’intermédiaire de membres de sa famille dans la région de Quimperlé. La tâche est très sensiblement la même qu’auparavant. Il appartient à la branche Marine - P.O.4 du réseau, dont les recherches se concentrent également sur les activités de la Kriegsmarine. Cette fois, Jean Dréano effectue quelques recrutements comme Yves Denniel ou Ronan Taburet.

En mars 1944, la structure clandestine est lourdement ébranlée par les allemands qui procèdent à de nombreuses arrestations en Bretagne. Jean Dréano quitte Brest et grâce à son réseau, il est dirigé vers l’Espagne pour passer en Afrique du Nord en juillet 1944. Après guerre, Jean Dréano trouve la mort dans un accident de voiture le 11 octobre 1948. Pour son action dans la clandestinité, il reçoit la médaille de la Résistance française en octobre 1945.

La sépulture de Jean Dréano se trouve dans le cimetière de Saint-Martin à Brest [Carré 27, Rang 8, Tombe 13]

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Ville de Damgan, registre d’état-civil.
  2. Ordre de la Libération, Paris, registre des médaillés de la Résistance française.
  3. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Jean Dréano (1622 W).
  4. CARAES Guy, historique du réseau Alliance.
  5. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Jean Dréano (GR 16 P 192060 et GR P 28 4 413 153).
  6. Brest Métropole, Service des cimetières - sépulture de Jean Dréano.