MARC Marcel

Marcel Marc suit la voie tracée par son charpentier de père, il devient sculpteur et réside rue Keruscun. En 1924 il fait partie de ces bandes que la presse qualifie d’Apaches de Saint-Marc. Il écopera d’un an de prison suite à une rixe avec une bande rivale.

On le retrouve à Paris en 1927 où il se marie avec Marie Breschard dans le 14ème arrondissement. De cette union naît leur fils Robert la même année.

Nous n’avons que peu d’informations disponibles sur son retour à Brest mais il semble être entré en résistance au sein des Francs-Tireurs et Partisans avant d’intégrer fin 1943 le groupe Action Directe, corps franc du mouvement Défense de la France.

Il participe notamment le 27 juin 1944 à l’attaque du poste de police de Saint-Martin où sont retenues prisonnières plusieurs résistantes du mouvement. Cette action est menée par Yves Hall avec Roger Le Lostec, Francis Beauvais, Pierre Toupin, Jean Riou, François Borczykowski, Louis Pezziga et Guy Van de Weghe.

Trop exposé et déjà lourdement touché, le groupe Action Directe quitte Brest à la mi juillet 1944 pour un maquis du centre Finistère. Marcel Marc intègre alors le 2ème Bataillon F.T.P Stalingrad avec Jean Riou, Pierre Toupin et Roger Le Lostec. Ils sont incorporés dans la 2ème compagnie Victoire du bataillon. Ils livreront combat dans l’arrondissement de Châteaulin, au Menez-Hom et en presqu’île de Crozon.

Son fils Robert, participe pour sa part aux combats de Gouesnou où il sera grièvement blessé à la tête.

Après guerre, Marcel regagne la région parisienne où il travaille comme ouvrier zingueur.

La sépulture de Maurice Marc se trouve dans le cimetière de Kerfautras à Brest [Carré 30, Rang 2, Tombe 7]

Le Service Historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes conserve un dossier administratif sur le parcours de résistant de Marcel Marc, sous la cote : GR 16 P 390981