MAZEAS Henri

Henri Mazéas travaille au chemin de fer et réside rue Victor Hugo à Brest.

Il entre en résistance en décembre 1942 au sein des Francs-Tireurs et Partisans. Il participe à plusieurs coups de mains dans le milieu ferroviaire.

En novembre 1943, Henri est recruté par Jacques Boulaire au sein du groupe Action Directe, corps-franc du mouvement Défense de la France. Il sert d’agent de liaisons entre Rennes, Quimper et Paris puis s’adonne à la confection de faux papiers d’identité.

Le 15 novembre 1943, il participe avec Yves Hall et Jacques Boulaire au cambriolage des bureaux de l’O.B.L Nord à Brest, rue de la République. Ils y récupèrent des cachets et papiers allemands. L’opération est écourtée car l’allemand revient à son appartement et découvre la porte fracturée. Aux aguets, Yves Hall sort son pistolet mais n’a pas besoin de s’en servir. L’occupant est parti immédiatement avertir la feldgendarmerie. Les trois résistants ne s’attardent pas plus longtemps et retournent chez Henri Mazéas dont le logement n’est qu’à quelques mètres. Deux jours plus tard, les documents seront remis par Georges Dauriac a des agents de renseignement.

Toujours en novembre de la même année, Henri héberge Yves Hall qui est repéré à Brest dès suite d’une opération sur Guilers.

Le 28 avril 1944, une nouvelle opération de sabotage est organisée. Les cinq résistants se dirigent, en deux groupes, vers le port de commerce avec la ferme intention de faire sauter des grues. Vers 00h45 le premier groupe rencontre trois agents de police à vélo au niveau de la place de la Liberté. Malgré une discussion appuyée, la situation tourne au vinaigre. Le second groupe ouvre alors le feu pour tenter de faire fuir ou neutraliser les policiers. L’un des agents est touché au mollet, ses collègues ripostent. Les trois résistants aux prises avec les agents parviennent à se replier tandis que des marins allemands en patrouille s’ajoute à la fusillade. Le commando du groupe Action Directe parvient à s’enfuir en empruntant la rue Yves Collet. Dans l’échange de tirs, Yves Hall est blessé par un ricochet de balle, Pierre Rivière est lui touché à l’omoplate et François Laot au talon. Henri Mazéas et Francis Beauvais s’en sortent indemnes.

Après la vague d’arrestations que subit le groupe et cette dernière opération avortée, les résistants se mettent au vert. Henri Mazéas semble lui prendre la direction de Plouguin et trouve refuge chez Jean Tromelin.

Il rejoint ensuite la région de Callac et intègre le maquis de Guerlesquin en juillet 1944. Henri Mazéas participe à la libération du secteur et se dirige ensuite sur Brest pour poursuivre les combats.

Il s’engage dans l’armée le 10 octobre 1944 à Paris. Il est versé à la 2ème Division Blindée, Régiment Blindé de Fusiliers-Marins (RBFM), section de maintenance. Il participe aux campagnes d’Alsace et d’Allemagne jusqu’à la fin du conflit.

Pour son action dans la résistance, il reçoit la médaille de la Résistance en 1945.

Le 18 avril 1953 il épouse Yvonne Saint-Jean à Paris (17e). Leur divorce sera prononcé le 14 mars 1962.

Le Service Historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes conserve un dossier administratif sur son parcours de résistant, sous la cote : GR 16 P 407196