KERNÉVEZ Francine

Francine Kernévez est institutrice publique de profession. Elle enseigne à partir de 1932 à Quéménéven.

En décembre 1942, Tanguy Prigent, du mouvement de Résistance Libération Nord (L.N), effectue une mission de recrutement dans le secteur de Landerneau. Il contacte alors Francine Kernévez qui accepte sans réserver de l’aide. Le mouvement est alors en formation dans ce secteur et Tanguy Prigent a besoin d’agents pour les liaisons. Titulaire d’un diplôme d’État d’infirmière-visiteuse, indépendamment de sa qualité d’institutrice, Francine Kernévez peut alors aisément se déplacer. Elle réalise alors les liaisons entre les frères Floch de Quéménéven et Landerneau, auprès de son beau-frère Jean-Louis Rolland. Elle réalise également des liaisons avec Quimper, auprès de madame Penther. Elle rencontre également le résistant Charles Foulon en avril 1943 et juillet 1944 lors de ses passages à Landerneau. Francine Kernévez côtoie également Mathieu Donnart dans ses actions clandestines.

Francine Kernévez s’adonne également à la confection de fausses cartes d’identité pour les réfractaires. Elle aide également à recueillir des aviateurs alliés et à faciliter leur évacuation vers le nord du Finistère à la noël 1943. Elle oeuvre également comme assistante sociale au sein du C.O.S.O.R à Quéménéven et à Irvillac.

Après guerre, elle poursuit dans l’enseignement à Quéménéven avant de changer de poste en 1946 pour aller enseigner à l’École des filles du Poan-Ben à Morlaix.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Francine Kernévez (1622 W).