MORVAN Jean

Jean Morvan et ses copains Guy Hennebaut, Jean Kerjean et Roger Cabon, entrent en résistance en juillet 1943. Recrutés par Georges Dauriac, ils intègrent le groupe Action Directe, corps-franc du mouvement Défense de la France.

Jean Morvan participe d’abord à la diffusion du journal clandestin du mouvement. Parmi les autres opérations auxquelles il participe :

Le 20 novembre 1943 [1] vers 20 heures, nouvelle opération pour se procurer des tickets d’alimentation mais cette fois à la mairie de Guilers. Yves Hall organise l’opération et emprunte pour l’occasion la voiture Renault Vivaquatre de son frère. Les résistants Roger Cabon, Louis Le Grill, Francis Beauvais et Jean Morvan sont de la partie.

Le 9 mars 1944, le groupe Action Directe est compromis, plusieurs membres sont arrêtés et il devient urgent d’évacuer le dépôt d’armes et d’explosifs de la rue Neuve vers Gouesnou. La mission est réalisée par Yves Hall, Francis Beauvais, Lucas Gallic, Guy Hennebaut et Jean Morvan.

Suite à plusieurs arrestations de résistants du groupe, certains brestois se mettent au vert et quittent la ville. C’est le cas de Claude Gandin qui prend le train patate le 17 mars 1944 en direction de Lesneven avec Francis Beauvais, Guy Hennebaut et Jean Morvan. De là, l’équipe de fugitifs se rend à Guisseny pour percevoir des faux papiers d’identités avant de trouver refuge au château de Penmarc’h en Saint-Frégant, base arrière de la résistance brestoise. Guy et Claude logent au dessus de l’étable. Francis et Jean dans une ferme de Kerlouan. Avec cette équipe Jean Morvan participe à la tentative de vol de tickets d’alimentation à la gare de Landerneau le 26 mars.

Après un mois dans la campagne, les résistants reviennent à Brest pour reprendre la lutte.

Nous ignorons son activité lors de la période du siège de Brest. Il fait cependant partie des Forces Françaises de L’intérieur (F.F.I) qui participent au siège de Lorient en 1945 durant 5 mois.

Après guerre, il effectuera son service au sein des Troupes d’Occupation d’Allemagne (T.O.A) et se marie en 1950.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Mairie de Plouneour-Trez = Registre d’état-civil (transmis aimablement par Philippe Léoni)
  2. Archives de Brest = Fonds Défense de la France (51 S)
  3. Livre Clandestins d’Iroise, Tome 4, de Réné Pichavant, aux éditions Morgane, 1988

Notes

[1Yves Hall indique dans son rapport d’après-guerre que l’opération se passe le 29 septembre mais des rapports de la Sûreté Nationale et de la gendarmerie le contredisent.

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