PRÉDOUR Jean

Jean Prédour est mécanicien garagiste sous l’occupation.

C’est par truchement de son frère Philippe, que Jean et Gilles Prédour entrent en Résistance. Ils s’étaient déjà soustraits au Service du Travail Obligatoire (S.T.O) avant de d’entrer dans l’action clandestine grâce au gendarme Lucas Gallic du mouvement Défense de la France (D.F). En mars 1944, par mesure de sauvegarde suite à une vague d’arrestations de ses membres clandestins, le mouvement a besoin rapidement d’extraire de Brest des armes parachutées. La fratrie Prédour met alors à disposition la ferme de Kerdoyer pour y camoufler le stock d’armes qui est acheminé dans la nuit du 13 au 14 mars par Lucas Gallic, Yves Hall et Francis Beauvais.

Les frères Prédour veillent sur la cache d’armes pendant trois semaines avant qu’une partie soit enlevée le 5 avril 1944 par Lucas Gallic, pour équiper la région de Morlaix. Enfin, le 26 avril 1944, les frères Prédour participent au vol d’un dépôt de munitions et grenades à la mairie de Gouesnou avec les membres du groupe Action Directe. Sur le chemin du retour, toute l’équipe s’arrête à la ferme de Kerdoyer pour récupérer le reste du stock d’armes. L’ensemble est ramené à Brest et camouflé chez Yves Hily.

Jean Prédour est semble t-il arrêté par l’Aussenkommando du Sicherheitsdienst (S.D) de Brest enfin avril 1944. Nous ignorons les conditions de son arrestation et de sa détention. Il parvient néanmoins à s’évader et regagner Gouesnou.

Par la suite, Jean et Gilles Prédour poursuivent leur engagement au sein des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I) de Gouesnou. C’est leur frère Philippe qui prend la tête de la section tandis qu’ils sont incorporés à l’effectif de la Compagnie F.F.I de Plabennec. La fratrie participe ainsi aux préparatifs de la Libération, notamment avec le sabotage d’une voie ferrée départementale. Ils combattent également aux côtés des troupes américaines et des S.A.S du 3e R.C.P dans le secteur de Gouesnou-Plabennec. Pendant les combats, Jean effectue plusieurs reconnaissances en ligne ennemies jusqu’à Brest.

Après la Libération, il reprend son activité de cultivateur à Kerdoyer.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Musée du Patrimoine de Gouesnou, iconographie.
  2. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Jean Prédour (1622W).
  3. Fondation de la Résistance, Paris, registre des membres du mouvement D.F pour le Finistère.
  4. Musée du Patrimoine de Gouesnou, liste des effectifs de la section F.F.I de Gouesnou.
  5. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Jean Prédour (GR 16 P 490357) - Non consulté à ce jour.
  6. Service historique de la Défense (S.H.D) de Caen, dossier individuel d’interné de Jean Prédour (AC 21 P 651067) - Non consulté à ce jour.