LAOT François

François Laot réside à Saint-Marc, il est marié Marie Hall et de cette union sont nés deux enfants. Il effectue son service militaire en 1934.

Fin 1943, François est recruté par son beau-frère, Yves Hall, dans la résistance. Il intègre ainsi le groupe Action Directe, corps-franc du mouvement Défense de la France.

Peu d’informations sont disponibles sur son activité avec le groupe mais il participe en tout cas le 28 avril 1944, à une opération de sabotage . Les cinq résistants se dirigent, en deux groupes, vers le port de commerce avec la ferme intention de faire sauter des grues. Vers 00h45 le premier groupe rencontre trois agents de police à vélo au niveau de la place de la Liberté. Malgré une discussion appuyée, la situation tourne au vinaigre. Le second groupe ouvre alors le feu pour tenter de faire fuir ou neutraliser les policiers. L’un des agents est touché au mollet, ses collègues ripostent. Les trois résistants aux prises avec les agents parviennent à se replier tandis que des marins allemands en patrouille s’ajoute à la fusillade. Le commando du groupe Action Directe parvient à s’enfuir en empruntant la rue Yves Collet. Dans l’échange de tirs, Yves Hall est blessé par un ricochet de balle, Pierre Rivière est lui touché à l’omoplate et François Laot au talon. Henri Mazéas et Francis Beauvais s’en sortent indemnes.

Hélas, le groupe est repéré par des policiers français. Malgré une discussion appuyée, la situation tourne au vinaigre et les coups de feux partent. Des soldats allemands rappliquent et une fusillade éclate. Les résistants se replient par la rue Yves Collet. Yves Hall est blessé par un ricochet de balle, Pierre Rivière est lui touché à l’omoplate et François Laot est quant à lui blessé au talon. Henri Mazéas et Francis Beauvais sont indemnes.

Mi juillet 1944, alors que le groupe Action Directe est traqué et s’apprête à prendre le maquis dans le centre Finistère, la maison au Douric de François Laot est perquisitionnée. Par chance les occupants et Yves Hall sont déjà parti. En représailles, la maison est dynamité.

La sépulture de François Laot se trouve dans le cimetière de Saint-Pierre à Brest [Carré 02NC, Rang 1, Tombe 6]

Le Service Historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes conserve un dossier administratif sur son parcours de résistant, sous la cote : GR 16 P 337313

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