BEAUFRERE Louis

Louis Beaufrère est employé de commerce et réside à Lostallen en Lambézellec. Il épouse le 22 juin 1935 Joséphine Arzel. De cette union naît deux enfants.

Mobilisé en 1939, il participe à la Campagne de France en 1940 avec le 204e Régiment d’Infanterie. Il est blessé par balles à Toul le 18 juin et fait prisonnier le lendemain. Début janvier 1941, il est libéré comme grand blessé, il rentre à Brest le 19 du mois.

En mars 1941, François Quémener le contact pour intégrer le groupe Elie. Louis Beaufrère se met alors à faire du renseignement, de la diffusion de tracts et du collage d’affiches. Il sert également dans le groupe 50 de Joseph Dubowski.

Quand la vague d’arrestations touche le groupe en mai et juin 1941, Louis Beaufrère se met au vert quelques temps. Il s’installe ensuite au Trez-Hir à Plougonvelin pour éviter d’être arrêté.

Au début de l’année 1942, il rejoint le groupement de Georges Dauriac, futur mouvement Défense de la France. Il met son expérience militaire à disposition des résistants en faisant l’instruction des armes aux jeunes recrues. Par ailleurs, il continue la diffusion des tracts. On lui donne aussi la tâche d’épier les mouvements des sous-marins. Pour cette tâche, il est aidé par René Le Grill. Ces informations sont transmises à Jean Sarol du réseau Jade Fitzeroy.

En février 1943, alors qu’il séjourne au Trez-Hir, il en profite pour effectuer quelques sabotages de lignes téléphoniques allemandes reliant la batterie de Kéringar à Brest. Il effectue aussi un relevé des installations des défenses allemandes de Brest. Il est versé officiellement en juillet 1943 au mouvement Défense de la France, dans le groupe d’Action Directe.

Lors de la formation des unités combattantes des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I), il rejoint le maquis de Kergoff en Tréouergat. Affecté comme chef de section à la 1ère Compagnie du Bataillon de Ploudalmézeau. Son expérience le prédispose à prendre peu après le commandement de la Compagnie. Il participe ainsi à la libération de tout le secteur de la côte-nord du Finistère ainsi qu’à la bataille de la poche du Conquet où il se distingue par son commandement technique.

En octobre 1944, Louis Beaufrère réintègre l’armée et se voit affecté au Centre Infanterie Divisionnaire (C.I.D) 19 de Landerneau comme sous-Lieutenant.

Pour son action dans la résistance, il reçoit la Croix de Guerre 39/45.

Publiée le , par Edi Sizun, Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. S.H.D Vincennes (dossier résistance) = GR 16 P 41383
  2. Musée du Ponant = Fond Faucher, Bataillon de Ploudalmézeau
  3. Archives de Brest = Etat-civil numérisé en ligne

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