BEAUFRÈRE Louis

Louis Emile Beaufrère est employé de commerce et réside au 10 Lostallen en Lambézellec. Il épouse le 22 juin 1935 Joséphine Arzel (1917-1992). De cette union, naissent trois enfants. Mobilisé à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale en 1939, il participe à la Campagne de France en 1940 comme adjudant au 204e Régiment d’Infanterie. Blessé à la jambe gauche et à la fesse droite par balles à Pagney-derrière-Barine (près de Toul) le 17 ou 18 juin 1940, il est fait prisonnier le lendemain. Le 17 janvier 1941, il est libéré comme grand blessé et rentre à Brest le 19 du même mois pour y être placé en congés d’armistice. Sa blessure au combat lui octroie d’être cité à l’ordre du Régiment. Sa convalescence rapide lui permet de retrouver une activité professionnelle comme manœuvre.

En mars 1941, François Quéméner le contacte pour intégrer le Groupe Élie. Louis Beaufrère se met alors à faire du renseignement et de la propagande en faveur de la Résistance. Il aide également le Groupe 50 de Joseph Dubowski. En mai et juin 1941, une vague d’arrestations touche le groupe Groupe Élie. Louis Beaufrère échappe à l’arrestation et part se réfugier dans la région d’Angers. Il revient quelques temps après et s’installe au Trez-Hir à Plougonvelin, pour éviter d’être reconnu.

Sans que l’on puisse définir par quelle relation, il rejoint le groupe Action Directe dans le premier semestre l’année 1943. Ce groupe se rattache bientôt au mouvement de Résistance Défense de la France (D.F). Il continue la propagande et lui est confié la tâche d’épier les mouvements des sous-marins allemands. Pour cette mission, il est aidé par René Le Grill. Les informations collectées sont transmises à Pierre Jeanson du réseau Jade Fitzroy jusqu’en fin 1943. Son activité est mal définie durant cette période mais en 1944, il met son expérience militaire à disposition des résistants en faisant l’instruction des armes aux jeunes recrues dans une maison de la rue Dixmude à Saint-Marc. Parmi les jeunes instruits, figure Goulven Flamanc.

Lors de la formation des unités combattantes des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I), il rejoint le 6 août 1944, le maquis de Kergoff en Tréouergat. Affecté comme chef de section à la 1ère Compagnie du Bataillon de Ploudalmézeau. Son expérience le prédispose à prendre peu après le commandement de la Compagnie. Il participe ainsi à la libération de tout le secteur de la côte-nord du Finistère ainsi qu’à la réduction de la poche du Conquet où il se distingue par son commandement technique.

En octobre 1944, Louis Beaufrère réintègre l’armée et se voit affecté au Centre Infanterie Divisionnaire (C.I.D) 19 de Landerneau comme sous-Lieutenant. Il participe à l’occupation de l’Allemagne avec les T.O.A puis il prend le commandement d’une Compagnie de Tirailleurs à Brest.

Pour son action en faveur de la Résistance, il reçoit la Croix de Guerre 1939-1945.

Publiée le , par Edi Sizun, Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives Municipales de Brest, registre d’état-civil.
  2. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Louis Beaufrère (1622 W).
  3. Service Historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Louis Beaufrère (GR 16 P 41383).
  4. Musée du Ponant de Saint-Renan, fonds Baptiste Faucher.

Remerciement à François Omnes pour la relecture.