ALIX Guillaume

Guillaume Michel Marie Alix suit des études à l’École pratique d’industrie et de commerce de Brest. Il obtient son brevet élémentaire industriel en juillet 1941. Il quitte ensuite Brest pour Nantes afin d’entrer à l’école préparatoire des officiers mécaniciens de la Marine marchande.

En juillet 1943, de retour à Brest pour les vacances scolaires, il est recruté dans la résistance par Marcel Boucher, et intègre alors le groupe Giloux d’obédience F.T.P. Refusant de repartir en cours, il reste sur Brest et se livre à des actions armées, notamment au sabotage de la ligne de chemin de fer Paris-Brest à la hauteur de la Forest-Landerneau le 7 novembre 1943. Cette action entraîne le déraillement d’un train et dix neuf wagons.

A la fin de l’année, le groupe Giloux est traqué par la police française et allemande pour ses actes, plusieurs membres sont arrêtés. Guillaume Alix parvient avec les rescapés du groupe à quitter la ville et trouve refuge dans le secteur de Berrien.

Le groupe fusionne rapidement avec un autre petit groupe de brestois repliés à Berrien. C’est le début d’organisation d’un petit maquis et des opérations sont en préparation mais le 2 février 1944, le groupe se confronte à une patrouille allemande. Les résistants ont le dernier mot sur l’occupant, dans la foulée, ils préfèrent se disperser pour échapper à d’éventuelles recherches allemandes. Marcel Boucher et ses deux compagnons retournent sur Brest tandis que Guillaume Alix se cache un temps à Morlaix avant de renouer le contact avec Albert Yvinec.

Sous la houlette de ce dernier, se forme l’embryon du futur Bataillon F.T.P Giloux qui va vivoter, faute d’armes, durant tout le premier semestre de l’année 1944. Guillaume Alix participe néanmoins à un nouveau déraillement cette fois sur la ligne Quimper-Brest à la hauteur de Dirinon le 17 février 1944. Pour éviter d’être pisté, les résistants sont toujours en mouvement et passe un temps dans les Côtes-du-Nord.

A l’annonce du débarquement en Normandie, le groupe décide de monter en puissance et attaque un dépôt à Bolazec le 8 juin pour se procurer des armes. En contact avec les responsables F.T.P du département, ils reçoivent l’ordre d’entrer en action immédiate contre d’éventuels convois quittant le Finistère pour la Normandie. Mi juillet 1944, le groupe prend enfin de l’ampleur par de nombreux parachutages dans la région de Saint-Maudez. Le 18 juillet, Guillaume Alix est nommé Commandant de la Compagnie F.T.P Pierre Le Gac, dont la plus part des membres sont originaires de Gueslesquin.

Le reste du mois est mis à profit pour la formation de l’unité et le harcèlement des allemands dans la région. Le 5 et 6 août 1944 il participe avec sa compagnie à l’attaque du Ponthou puis dans les jours suivant au nettoyage du secteur de Plouigneau en relation avec l’armée américaine. Le Bataillon F.T.P Giloux prend ensuite part aux opérations de réduction de la poche allemande de Plougastel. En septembre 1944, à titre temporaire, Guillaume Alix est nommé Lieutenant F.F.I.

A l’issue des combats de la Libération de la poche de Brest, il s’engage dans l’armée régulière pour la durée du conflit. Pour ses actions clandestines, il est cité à l’ordre du Régiment en 1947 et se voit décoré de la Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile d’argent.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Guillaume Alix (1622 W).
  2. La Dépêche de Brest, éditions du 09 juillet 1941.
  3. LE BRAS Joël, Du groupe Giloux au Bataillon Giloux – 1943 à 1944, travaux personnels, 2001.
  4. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de résistant de Guillaume Alix (GR 16 P 8069) - Non consulté à ce jour.