ROLLAND Louis

Louis Rolland épouse Marguerite Monfort le 3 décembre 1928 à Brest. Après son service militaire, il entre à l’arsenal de Brest comme agent technique de la Marine. A la déclaration de guerre il est mobilisé mais très rapidement il reprend son service à l’arsenal en sa qualité d’affecté spécial. Durant l’occupation, il est employé aux Travaux Maritimes.

Après avoir fait la connaissance de Paul Dreyer, il intègre le réseau de résistance Ronsard dans l’année 1943 [1]. Louis Rolland devient alors un agent de renseignement, il collecte et transmet les informations qu’il peut obtenir sur les fortifications allemandes de toute la côte nord du Finistère, du Conquet jusqu’à Saint-Pol-de-Léon. Il parvient également à obtenir quelques informations sur les activités allemandes du centre aéronautique de Lanvéoc-Poulmic.

En avril 1944, l’ingénieur Jean Aubert a des soupçons sur les activités de Louis Rolland, mais ce n’est pas pour lui déplaire. Il lui propose alors d’intégrer le groupe Arsenal dont il est le fondateur. Il va alors poursuivre sa collecte de renseignements dans l’arsenal, particulièrement sur les sous-marins. Après l’arrestation de plusieurs agents du réseau le 28 mai 1944, Paul Dreyer trouver refuge quelques jours chez Louis Rolland avant d’aller s’installer chez la famille Hily à Saint-Pierre-Quilbignon.

Les alliés approchant et avec l’accord de ses chefs de la résistance, Louis Rolland met sa famille à l’abri du côté de Sizun le 6 août 1944. Le lendemain dans l’après-midi, alors qu’il fait une reconnaissance avec son ami Raymond Le Roux, il est fait prisonnier. Il parvient à s’enfuir mais son collègue, instituteur à Sizun, est abattu d’une rafale de mitraillette.

Le 14 août, Louis Rolland tente de rentrer à Brest en profitant de l’évacuation en cours de la ville. Il veut reprendre contact avec la résistance mais après avoir passé Guipavas, il est pris à partie par une patrouille allemande qui lui tire dessus. Il parvient de nouveau à fuir mais il est blessé au ventre. De peur de tomber aux mains des allemands, il détruit le plan de Brest qu’il conservait sur lui, où il avait répertorié les différentes installations allemandes. Pris en charge par l’hôpital de Landerneau, il est soigné et mis en convalescence durant deux mois à Sizun.

Pour son activité clandestine dans la résistance, il reçoit la Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile de Bronze.

La sépulture de Louis Rolland se trouve dans le cimetière de Recouvrance à Brest [Carré 12, Rang 5, Tombe 8]

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Louis Rolland (1622 W 14).
  2. Brest Métropole, service des cimetières - sépulture de Louis Rolland.
  3. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Louis Rolland (GR 16 P 518437) - Non consulté à ce jour.

Notes

[1Il indique appartenir depuis les premiers mois de 1943 tandis qu’une attestation indique son entrée au réseau en décembre 1943.