BÉNARD Henri

Henri Joseph Wohlfarth est le fils de Joséphine Wohlfarth, lingère originaire de Penhars, résidant à Recouvrance. Il est reconnu par son père légitime Victor Bénard l’année suivante de sa naissance. Son père est ouvrier à l’arsenal et la famille réside au 82 rue Louis Pasteur. En 1923, il suit un enseignement technique à l’École Pratique d’Industrie et de Commerce à Brest qui se concrétise par un apprentissage en 1925 à l’arsenal. En avril 1932, alors qu’il est matelot mécanicien, il épouse Marie Déniel originaire de Ploudalmézeau. S’en suit une carrière de chaudronnier à l’arsenal où Henri débute son militantisme en tant que syndicaliste C.G.T. En 1936, il adhère avec son frère cadet Charles, au Parti Communiste Français (P.C.F). Aux élections cantonales de Ploudalmézeau en 1937, il est très largement battu par Jean Caroff de l’U.R.D, 2611 voix contre 119. Après l’interdiction du P.C.F suite au pacte germano-soviétique en 1939, Henri Bénard participe à sa reconstruction clandestine.

Juin 1940, lors de la débâcle, il participe aux sabotages du matériel de l’arsenal avant l’arrivée des allemands. Au lendemain de la prise de Brest, le P.C.F organise des réunions pour sonder ses militants. Faut-il continuer le militantisme ? Les adhérents clandestins présents pour le groupe de l’arsenal ; Mathurin Le Gôf, Yves Labous, Pierre Corre et Henri Bénard y sont favorables. Sous l’occupation, il poursuit donc son militantisme en diffusant la propagande du parti.

Suite à la rupture du pacte germano-soviétique en juin 1941, une vague d’arrestations touche le milieu communiste brestois. Henri Bénard est arrêté en juillet 1941 et envoyé au camp de prisonniers de Châteaubriant. Il sera ensuite transféré au camp de Voves avant d’être libéré à l’automne 1943. Connu à Brest, il monte dans la région parisienne où il intègre la résistance locale. Il participe à la Libération de Paris en août 1944 puis revient à Brest pour reprendre son poste à l’arsenal, qu’il ne quittera plus jusqu’à sa retraite. Il divorce en 1961 et se remarie avec Denise Daniélou en 1968.

La sépulture d’Henri Bénard se trouve dans le cimetière de Lambézellec à Brest [Carré 10, Rang 2, Tombe 3]