TOUPIN Pierre

Pierre Toupin réside au 101 rue Anatole France [1] à Lambézellec avec sa famille. Il travaille comme ajusteur mécanicien et sur son temps libre, pratique une activité sportive au club de l’Etoile Rouge. Il devance la date de son service militaire et s’engage le 3 mars 1930. Libéré en mars 1936, il est cependant rappelé au déclenchement de la seconde guerre mondiale le 26 août 1939. Il sert sous le drapeau lorsqu’il apprend le décès de sa mère, Joséphine, le 3 avril 1940 à 48 ans.

Il participe à la campagne de France où il est fait prisonnier et envoyé au camp de rassemblement provisoire de Coëtquidan en juillet 1940. Pierre s’évade à Fontaine-sur-Somme (80) en novembre et regagne Brest.

En décembre 1943 ou février 1944, il entre en résistance et intègre le groupe Action Directe, corps-franc du mouvement Défense de la France. Parmi les actions qu’il effectue avec ce nouveau groupe, on peut citer l’exécution de Marcel Dimech dans la rue du Télégraphe le 16 juin 1944 au matin. Il fait parti de l’équipe de protection composée de Jean Riou, Luigi Pezziga, Roger Le Lostec et François Borczykowski qui couvre Yves Hall et Francis Beauvais.

Le 27 juin, le groupe Action Directe attaque le commissariat de police de Saint-Martin pour délivrer les femmes résistantes qui y sont détenues. Malgré l’opération réussie, les femmes se sacrifient et restent en détention pour éviter les représailles. Yves Hall dirige l’opération avec la présence de Roger Le Lostec, Francis Beauvais, Luigi Pezziga, François Borczykowski, Jean Riou, Guy Van de Weghe, Marcel Marc et Pierre Toupin.

Trois jours plus tard, Pierre participe à la tentative d’enlèvement de Juliens Origas mais l’opération est un fiasco. Une fusillade éclate, plusieurs résistants sont blessés et le groupe doit se replier dans une cache de la rue Arago. Hélas, les allemands suivent les traces de sang et remontent la piste. L’opération coûte la vie à deux résistants : Guy Van de Weghe et Georges Hamon.

Mi-juillet, le groupe est activement traqué par les services allemands, les résistants quittent Brest et prennent le maquis dans la région de Saint-Thois. Ils intègrent alors le 2ème Bataillon Stalingrad. A l’arrivée des américains, la plupart du groupe remonte sur Brest pour participer aux combats. Pierre Toupin et Jean Riou restent eux dans l’unité et sont affectés à la 2ème Compagnie Victoire, section Sans Pitié. Resteront également dans cette unité Roger Le Lostec et Marcel Marc. Ils livreront combat dans l’arrondissement de Châteaulin, au Menez-Hom et en presqu’île de Crozon.

Le Finistère libéré, Pierre s’engage dans l’armée régulière pour la durée des hostilités et sert dans la 2ème Division Blindée du général Leclerc.

Après-guerre, il épouse Marie Bozoc à Plouguin le 29 octobre 1946.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Archives de Brest = Fonds Défense de la France (51 S)
  2. Journal La Dépêche de Brest = Extraits d’articles sur Pierre Toupin (Sport/Etat-civil/Obsèques)
  3. Livre Sur les traces du 1er maquis de Bretagne - 2e bataillon Stalingrad, écrit par les Amis de la Résistance du Finistère/A.N.A.C.R 29, éditions des Montagnes Noires, 2014

Notes

[1aujourd’hui haut de la rue Jean-Jaurès

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