AUFFRET Henri

Henri Auffret épouse Marie-René Pengam à Brest le 28 novembre 1934. Ensemble, ils tiennent le Café des Ouvriers au 151 rue de la Vierge à Brest. Henri cumule en travaillant comme fossoyeur. Mobilisé, il participe à la Campagne de France en 1940. Fait prisonnier le 18 mai 1940 à Saint-Quentin. Il s’évade le 20 mai (3) ou le 15 juillet (2) de l’hôpital d’Hirson. Il regagne Brest dans la clandestinité.

Recruté dans la résistance par Louis Elie via l’intermédiaire de Lucien Gouez. Le 1er janvier 1941 il participe à l’exécution des deux allemands dans la rue Kerfautras. Les corps sont inhumés dans le cimetière de Kerfautras grâce à lui. Il participe également le 28 Février à l’attaque loupée de la batterie D.C.A près de la rue Lazare Carnot. Il devient l’un des chefs de groupe dans l’organisation. Il est encore présent lors de l’évasion de 9 personnes de Pontaniou le 18 Mars vers 21 heures. Il aurait également participé à un attentat sur l’hôtel continental le 4 avril ; à ce jour cette dernière opération est sujet à caution [1]. Après cet attentat, le groupe se serait réuni chez lui pour fêter la réussite de l’opération. Le 28 avril dans la soirée, le groupe prend à parti une patrouille allemande dans la rue Louis Blanc. Le résistant Albert Müller est blessé dans la rixe.

Le 15 Mai 1941 en début de soirée, le S.D se présente à son bar pour l’arrêter. Henri est prévenu de justesse par Marie-René, sa femme, qui l’avertie en breton. Hélas, cette dernière est arrêtée. Avec Roger Ogor il se met au vert au moulin du Pont-Ours à Plouguin chez Jean Tromelin. Les deux brestois tentent alors de gagner l’Angleterre via une filière d’évasion à Rennes.

Ils séjournent dans un hôtel et prennent pension au 49 avenue de Janvier dans un restaurant Breton. Le contact est établi avec Marcel Henry mais les fonds manquent, Roger Ogor retourne sur Brest trouver le financement nécessaire.

En attendant, Henri Auffret fait la connaissance d’un certain Lucien Harel, coiffeur, se disant résistant et voulant lui aussi gagner l’Angleterre. Au retour de son ami brestois, les trois résistants déjeunent ensemble le 9 juin quand la gestapo débarque et arrête tout le monde. Le coiffeur était en fait un collaborateur ayant vendu la mèche.

Henri ne se laisse pas faire et parvient à s’enfuir en blessant un allemand. Il se réfugie dans une école où des patriotes acceptent de le cacher. Il sera ensuite envoyé dans une ferme où Marcel Henry le retrouve. Dans son témoignage il évoque une seconde arrestation le 21 juin à Rennes dans le restaurant Breton.

Il parvient à gagner l’Afrique en passant par la zone libre, l’Espagne où il est interné durant 4 mois. Le brestois s’engage finalement dans l’armée de Leclerc le 16 juin 1943 ; la 2e Division Blindée (2e RMT, 6e Cie) jusqu’en 1945.

Les époux divorceront en 1947.

Publiée le , par Edi Sizun, Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Livre "J’avais des camarades" de François BROC’H alias Florette, éditions Télégramme, 1949
  2. Archives de Brest = Fond 51 S - Témoignage Henri Auffret
  3. S.H.D Vincennes (dossier résistance) = GR 16 P 22487
  4. Mairie de Plounévez-Lochrist = Etat-civil de Marie-René Pengam

Notes

[1Dans un témoignage, Henri Auffret déclare "Le 4 avril au soir à 20h10 nous faisons sauter l’hôtel Continental" - voir source n°2

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