LE ROUSIC Jean

Jean Le Rousic travaille depuis septembre 1939 pour la chambre de commerce de Brest en tant que conducteur de grue au port de commerce.

Il entre en résistance en juin 1943 et intègre les Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P) du groupe Giloux à Brest. Il devient agent de liaison entre Brest, Landerneau et Plonévez-du-Faou. Il distribue également la propagande du mouvement dans Brest puis dans le second semestre de l’année, il participe aux opérations de sabotage des voies ferrées dans la région de Landerneau. Avec ce groupe, il poursuit son activité jusqu’à la fin 1943 où suite à une vague d’arrestations, une partie de l’effectif est arrêté. Désorganisés et traqués, les chefs se voient contraints de quitter la ville. Pour sa part, Jean Le Rousic évacuent des armes camouflés à Brest vers Plonévez-du-Faou pour éviter qu’elles ne tombent aux mains des allemands.

Il se raccroche alors au groupe originaire de Landerneau avec lequel il a déjà établi des liaisons. C’est ainsi qu’il passe sous les ordres d’André Lagoguet dans le groupe qui formera bientôt la 1ère Cie F.T.P de Landerneau. Il garde le contact sans forcément pouvoir être assidu aux actions ou à l’organisation de la structure clandestine de par son travail à Brest. Néanmoins, il est présent lors du parachutage d’armes à Châteauneuf-du-Faou en janvier 1944. En mars 1944, il quitte Brest et fait une halte à Landerneau pour y récupérer deux postes radio émetteurs auprès de Jean Sizorn et les achemine à Plonévez-du-Faou. Fin mai 1944 il quitte son emploi et après le débarquement, il prend le maquis à Chateaugal en Landeleau.

Jean Le Rousic est alors affecté à la 2ème Cie F.T.P France du Bataillon F.T.P Georges Le Gall de Landerneau. Son unité est commandée par le Lieutenant parachutiste François Serge et comprend 4 sections de deux groupes de combat chacune, pour un effectif total de 122 hommes. Jean Le Rousic assiste à un second parachutage en juillet 1944 dans le centre Finistère.

Il participe à la Libération du centre Finistère et notamment au combat de Pont ar Stang Vihan le 3 août 1944 contre les parachutistes allemands du général Ramcke. Avec son unité, il remonte dans le secteur de Dirinon, Landerneau et Plougastel. Sa compagnie est détachée du bataillon pour former le groupement Somme-Py, sous les ordres de Joseph Garion, et se porte sur la poche de la presqu’île de Crozon jusqu’au 19 septembre 1944, date de reddition complète des allemands. Il reste mobilisé jusqu’à fin septembre puis s’engage au C.I.D 19 à Landerneau et avec une section de F.F.I il est envoyé sur le front de Lorient jusqu’en fin octobre 1944.

Après guerre, il devient Gendarme et se voit muté dans la région parisienne.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Henri Menez (1622 W).
  2. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de résistant de Jean Le Rousic (GR 16 P 365878) - Non consulté à ce jour.