DINEL Jean

Jean Corentin Dinel est monteur charpentier, spécialité fer, à l’arsenal de Brest. Il épouse Amélie Pernuid le 13 avril 1937 à Lanvéoc, qui lui donne trois enfants. Sous l’occupation, ils résident à Lambézellec au 11 rue du Télégraphe.

Sur ses attestations de résistance, il est indiqué que Jean Dinel est entré en résistance le 16 février 1943 dans un groupe F.F.I, ce qui est incohérent, les F.F.I n’apparaissant qu’au premier semestre de l’année 1944. L’identité de son recruteur n’est pas indiquée, ne permettant pas de définir à quel réseau ou mouvement de résistance il appartenait. Il opte pour les pseudonymes Écureuil et Petit Jean pour ses actions clandestines.

Il est cependant identifié, sous le matricule G-1621 au groupement cantonal Brest-Est à partir de juin 1944. Ce groupement résulte d’une fusion (restée théorique) entre les Francs-Tireurs communistes et les Forces Françaises Gaullistes. Jean Dinel est affecté à la section de l’adjudant Montjarret et effectue la tâche de propagandiste en distribuant les tracts et journaux de la résistance. Il sert également d’agent de liaison et de renseignement. Il participe également à des actions de sabotage des communications et des lignes électriques allemandes.

Sa formation, dépourvue d’armes avant l’arrivée des américains, est disloquée au début du siège de Brest. Ordre est donné aux F.F.I de Brest de sortir de la ville pour se regrouper dans la périphérie, notamment à Plabennec ou Landerneau. Jean opte lui pour la première option et rejoint Plabennec en août 1944. Provisoirement affecté au P.C de l’arrondissement F.F.I de Brest, il fait partie du service de sécurité F.F.I.

Son groupement cantonal se reconstitue à partir du 14 août à Landerneau, devenant ainsi la Compagnie F.F.I Brest-Est. Mais il faudra attendre le 1er septembre pour que Jean Dinel la retrouve et s’insère dans le dispositif. Nommé chef de section, avec le grade fictif de Sous-Lieutenant F.F.I, il participe à la réduction de la poche de Crozon jusqu’au 19 septembre 1944, date de la reddition.

A noter que son nom apparaît également dans le registre nominatif de la Compagnie F.T.P n°3 en date du 1er septembre mais il doit s’agir d’une erreur, cette Cie ayant été engagée sur la poche du Conquet et non de Crozon.

Jean Dinel reste mobilisé jusqu’à la fin du mois de septembre où il assure la sécurité et le nettoyage des zones de combats dans les environs de Brest. Il se rend ensuite à Landerneau et contracte un engagement volontaire pour la durée de la guerre. Il regagne son foyer le 31 juillet 1945.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. La Dépêche de Brest, édition du 03 juin 1937.
  2. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Jean Dinel (1622 W).
  3. LE BRAS Joël, Résistance de Brest-Est, non publié, 2007.
  4. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de résistant de Jean Dinel (GR 16 P 185941) - Non consulté à ce jour.

Remerciement à Françoise Omnes pour la relecture.

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