CALVARIN Jean

Jean Calvarin est ouvrier à l’arsenal de Brest. A la déclaration de guerre en 1939, il est mobilisé au 21e régiment d’infanterie coloniale. Il fait la campagne de 1940 avant d’être démobilisé le 10 septembre.

Sans que l’on sache par qui, Jean Calvarin intègre le mouvement Défense de la France (D.F) dans le second semestre de l’année 1943 [1]. Il se livre dès lors à des sabotages dans l’arsenal sur du matériel allemand. Comme sur les pièces d’optique de télémètre à l’atelier de l’Artillerie Navale ou sur le tableau de commande électrique d’un vorpostenboot au port de commerce en juillet 1943. Il renseigne également ses supérieurs sur l’activité de la base sous-marine allemande de Laninon.

Il reste à son poste jusqu’au 6 juillet 1944, date à laquelle il prend la direction de Plévin car il se sent recherché par la feldgendarmerie. Il entre au maquis des Montagnes Noires et intègre le Bataillon Guy Mocquet. Présent lors du parachutage de mi juillet, Jean Calvarin participe aux combats du secteur, notamment dans l’encerclement d’une unité allemande à la carrière de Plévin où il fait à lui seul 6 prisonniers. Jean contribue ensuite au nettoyage de la région de Carhaix. Après la libération du secteur, son unité est portée sur le front et Brest et participe à la réduction de la poche allemande dans la presqu’île de Plougastel-Daoulas.

A l’issue des combats il retrouve Brest et son logement totalement détruit. Comme de nombreux brestois, il passera la reconstruction dans une baraque, installée place Sané.

Pour son engagement clandestin, Jean Calvarin reçoit en 1947 la Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile d’argent.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Télécharger au format PDF

Sources - Liens

  1. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Jean Calvarin (1622 W).
  2. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de résistant de Jean Calvarin (GR 16 P 102069) - Non consulté à ce jour.

Notes

[1Il indique après guerre, être entré à D.F en janvier 1943 mais cela semble incohérent compte tenu de la date d’implantation du mouvement à Brest.