CABITEN Jean

Jean Cabiten est marié à Yvonne Habasque. En 1939, il n’est pas mobilisé à la déclaration de guerre car réformé à 100% pour cause de tuberculose. Il travaille comme cantinier à Brest. Au début de l’occupation, il se livre à du sabotage de matériel allemand de l’organisation Todt à Lambézellec.

Probablement membre du Parti Communiste Français (P.C.F) clandestin, il diffuse la presse clandestine. C’est par l’intermédiaire de Jean-Pierre Le Rest qu’il est recruté dans l’Organisation Spéciale (O.S) au tout début 1941, lors de l’implantation de cette structure à Brest. Jean participe au recrutement et aux actions contre l’occupant avec ce tout premier groupe. A la création du Secours Populaire Clandestin à l’été 1941, Jean contribue aux collectes de fonds. Début janvier 1942, Cabiten souffre d’une pleurésie purulente le forçant à se mettre au repos à Gouesnou jusqu’en septembre de la même année.

Après les arrestations de plusieurs F.T.P brestois en octobre 1942, il participe à la réorganisation des groupes. Avec Jean-Pierre Le Rest et Henri Laurent, ils reprennent les sabotages sur les chantiers de la Todt. Fin octobre 1942, Jean Cabiten participe au sabotage du train de la Relève, le retardant de quelques heures. A cette période, plus de 600 ouvriers de l’Arsenal partiront travailler en Allemagne. En 1943, après avoir signé le Code d’Honneur, il est intégré aux Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P) de Brest. Mi août 1943, Jean Cabiten et Pierre Le Rest se rendent à Landerneau pour intercepter un résistant communiste attendu en gare de Brest. En décembre 1943, il intègre le groupe Giloux de Brest.

Le vendredi 7 janvier 1944, Jean Cabiten est arrêté par la Police française à Brest. Il est transféré le 14 à la prison de Vitré jusqu’au 29 avril. Il souffre du froid et des privations. Le lendemain, un groupe de 20 Francs-Tireurs et Partisans du Commandant Louis Pétri, dit Loulou, attaque la prison et parvient à libérer Jean et 46 autres prisonniers, dont Yves Burel. Dans les jours qui suivent, il est recherché par les G.M.R et doit se cacher avec ses acolytes où il peut.

En mai, on le dirige vers le Loir-et-Cher pour se mettre au vert. Le brestois rejoint et contribue à l’organisation du maquis de la forêt de Fréteval. Il participe à trois parachutages d’armes à Vendôme en juillet. Début août 1944, il est missionné pour assurer la liaison entre les troupes américaines et les F.F.I de son secteur. A la fin du mois d’août, il participe à la Libération de Blois avant de gagner Rennes. Revenu à Brest en octobre 1944, il intègre le Bataillon de Sécurité qui régule l’accès aux civils à la ville en ruines. En novembre 1944, Jean Cabiten tente de réintégrer l’armée mais cela lui est refusé pour raison de santé. Il regagne alors son foyer.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Famille Cabiten, documents personnels de Jean Cabiten.
  2. Musée de Bretagne à Rennes, circulaire de recherches des évadés de Vitré.
  3. KERBAUL Eugène, 1270 Militants du Finistère (1918-1945), à compte d’auteur, 1985.
  4. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Jean Cabiten (GR 16 P 99293) - Non consulté à ce jour.

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