CABON Roger

Roger Cabon est mécanicien auto. Avec ses copains Guy Hennebaut, Jean Kerjean et Jean Morvan, ils entrent en résistance en juillet 1943. Recrutés par Georges Dauriac, ils intègrent le groupe Action Directe, corps-franc du mouvement Défense de la France.

Roger participe à la diffusion du journal clandestin du mouvement et effectue des liaisons entre les différents résistants du groupe. Notamment grâce à sa moto, il peut porter des messages aux groupes de résistance entre Brest, Lannilis et Guisseny.

Le 19 janvier 1944, avec Guy Le Goff et l’aide de Pierre Plouët puis de Jean Sanquer, Roger participe au vol de tickets d’alimentation à la mairie de Plouguin. L’équipe enchaîne dans la foulée avec la mairie de Saint-Pabu, où le secrétaire François Jaouen, les aide bien volontiers. Ils passent la nuit chez Pierre Plouët à Ker-Eol et le lendemain matin regagnent Brest.

Roger roule avec une moto BSA anglaise, ce qui attire en janvier 1944, la curiosité de l’occupant qui le convoque pour des explications. Il refuse la première convocation, la seconde suit et Roger encourt trois mois de prison, qu’il n’est pas décidé à faire.

Il se met alors au vert chez Mme Grigeol où il reste quatre jours avant de partir le 24 mars à Plougonvelin. Il est alors hébergé durant trois mois chez Prosper Gouachet à Keruzas et prend contact avec Jean Coatanéa, Yves Caradec et Pierre Leaustic, membres de la résistance locale. Il ne reste pas inactif et participe à la diffusion du journal clandestin et à la prise de renseignements sur les fortifications côtières.

Le 17 juin, Roger est prévenu par un gendarme du Conquet qu’il vaut mieux quitter les lieux. Il se dirige sur Landerneau où il prend contact avec des résistants locaux qui le cachent à Saint-Cadou. A la formation du maquis d’assemblement de Landerneau, il rejoint les effectifs et se tient à disposition des F.F.I.

Au déclenchement de l’insurrection F.F.I, il intègre le 12 août 1944 le Bataillon F.F.I de Landerneau avec lequel il participe aux opérations militaires de reconquête du territoire. Il se bat au Menez-Hom, Plougastel, La Forêt-Landerneau, la presqu’île de Crozon à Sizun et au Tréhou.

En 1945, il s’engage volontairement dans l’armée française.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Fond d’archives Faucher = Etat nominatif du Bataillon F.F.I Castel de Landerneau
  2. Archives de Brest = Fond Défense de la France (51 S)

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