LE BRAS Eugène

Eugène Le Bras, opticien, tient une boutique à Brest. Sous l’occupation, il épouse Thérèse Garo le 4 décembre 1942.

En janvier 1944, recruté par Georges Dauriac, il intègre la résistance au sein du groupe Action Directe, corps-franc du mouvement Défense de la France. Il met alors son magasin à disposition des résistants pour servir de boîte aux lettres. Il participe à la diffusion du journal clandestin du mouvement. Eugène participe aussi à l’établissement de faux papiers, il réalise également des plans de casernes et fournit de l’essence aux résistants.

Le 30 mars 1944, Eugène Le Bras est arrêté pour trafic de faux ausweis au profit de la résistance. Lors de l’arrestation, les allemands trouvent chez lui une liste de noms de résistants du groupe Action Directe ainsi que plusieurs photos.

Interné à la prison de Pontaniou, puis à Rennes, il est jugé et condamné à une peine d’internement. Eugène Le Bras est alors déporté. Il quitte la France par Belfort à bord d’un convoi ferroviaire, dans lequel se trouve un autre résistant du groupe Action Directe : Claude Gandin. Arrivés le 26 août 1944 au camp du Struthof (KL Natzweiler), ils n’y restent que peu de temps. Assez pour que l’on leur attribue un matricule, le 23896 pour Claude et le 23893 pour Eugène. Au 31 août, l’évacuation générale du camp est ordonnée. Tous les déportés sont transférés entre le 1er et 4 septembre vers Dachau. Ils y passent une journée avant d’être de nouveau transférés vers le camp d’Allach, situé à 8 kilomètres de Dachau. Eugène Le Bras connaîtra ensuite les camps d’Haslach et Dautmergen. Libéré par l’avance des Alliés le 22 avril, il est rapatrié en France le 30 avril 1945.

Pour son action dans la résistance, il reçoit les distinctions suivantes :
- Chevalier de la Légion d’Honneur
- Médaille de la Résistance (1946)
- Médaille Militaire
- Croix de Guerre 1939-1945, avec Palme

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Télécharger au format PDF

Sources - Liens

Remerciement à Monique Herrou pour l’aide à la rédaction de cette fiche.

  1. Archives Municipales de Brest, fonds F.N.D.I.R.P (87S).
  2. Ordre de la Libération, Fichier des médaillés de la Résistance française.
  3. S.H.D Vincennes (dossier résistance) = GR 16 P 347616
  4. S.H.D Caen (dossier déportation) = AC 21 P 588375
  5. Fondation pour la Mémoire de la Déportation = Les arrivées du 26 août 1944 en provenance de Belfort
  6. Archives de Brest = Fond Défense de la France (51 S)
  7. Livre Clandestins d’Iroise, Tome 4 de Réné Pichavant, aux éditions Morgane, 1988