KERDRAON Hippolyte

Hippolyte Kerdraon s’engage volontaire pour trois ans dans la Marine Nationale en 1912. Il est cependant renvoyé dans ses foyers l’année suivante car réformé pour une surdité très prononcée. Il reprend alors son poste à l’arsenal comme mécanicien et épouse Pauline Perron en avril 1917, qui lui donne un fils en 1918. Il poursuit sa carrière jusqu’en décembre 1941 où il est mis en retraite de l’arsenal. La famille réside au 12 rue Jules Michelet à Brest mais en raison des bombardements sur Brest, elle évacue sur Guissény.

A partir de novembre 1943, il parvient à se faire recruter comme chauffeur auprès de l’Aussenkommando du S.D de Brest, basée à l’école Bonne-Nouvelle en Kérinou. Sa surdité, jouant probablement pour son embauche, il ne peut être soupçonné de laisser traîner ses oreilles. Et pourtant, c’est bien sur demande de la résistance brestoise, pour le mouvement Défense de la France (D.F), qu’Hippolyte Kerdraon va commencer à agir.

Dès qu’il le peut, il fournit des informations à la résistance sur les personnes recherchées et les arrestations en instance immédiate. Il parvient également à subtiliser une arme et ses munitions, ainsi que plusieurs dossiers sensibles.

Il est hélas soupçonné par la secrétaire collaboratrice de l’Aussenkommando, Alice David, qui alerte son supérieur. Une perquisition à son domicile est organisée le 24 mars 1944. Grillé, Hippolyte prend la fuite. Mais au niveau du 11 rue Marcelin Berthelot, les allemands le rattrapent. Il pense pouvoir les tromper en s’engouffrant dans l’immeuble mais vers 13h40, il est abattu par un agent qui lui tire dans le dos, le tuant sur le coup.

En juin 1946, la mention Mort pour la France lui est accordée.

La sépulture d’Hippolyte Kerdraon se trouve dans le cimetière de Saint-Martin à Brest [Carré 29, Rang 7, Tombe 7].

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives de Brest, registre d’état-civil et dossier biographique (11BIO9).
  2. Centre de Généalogie du Finistère, registre matricule du recensement militaire.
  3. Service Historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel d’Hippolyte Kerdraon (GR 16 P 318297), aimablement transmis par Edi Sizun.
  4. Archives F.F.I de l’arrondissement de Brest.

Remerciement à Françoise Omnes pour la relecture.