KERGUELEN Albert

18 juin 1940 : date entrée dans la Résistance.
En relation avec ABARNOU Alice et Joseph, contacté par ÉLIE Louis.
A l’appel du Général DE GAULLE, ÉLIE a contacté ses connaissances pour faire de la Résistance comme franc-tireur.
Pris en compte par "Défense de la France" pour sauvegarde de ses droits.
A constitué comme chef de groupe (correspondant à sergent) de 5 hommes secteur de Saint-Marc, chargé de la récupération et stockage, ou destruction d’armes, de munitions et d’explosifs abandonnés par les troupes anglaises à Brest, dans le but que plus tard ce matériel puisse servir à chasser l’occupant.
Faits caractérisés de Résistance : a effectué de nombreux actes de sabotages de matériel allemand, et de voitures allemandes.
A été donné comme mission la coupure de lignes téléphoniques de la Wehrmacht dans la région de Brest.
En compagnie de plusieurs camarades a coupé des fils téléphoniques sur une saillie au pont Albert Louppe à Plougastel.

29 août ou 1er septembre 1940 : arrêté pour destruction d’un tronçon de ligne téléphonique, par la police française (gendarmerie) sur ordre de la Feldgendarmerie et remis aux mains des Allemands avec onze autres dont 8 libérés.
Témoins de l’arrestation ABASQ Joseph et FRÉCHÉ Bertand.
Interné prison du Bouguen à Brest.

11 septembre 1940 : tribunal militaire allemande de Brest (rue Voltaire) – Feldkommandantur 752, Quimper – avec ABASQ Joseph, FRÉCHÉ Bertrand, PEHORÉ Louis.
Condamné à 10 ans d’emprisonnement car mineur à l’époque des faits (17ans).

29 octobre 1941 : prison Jacques Cartier à Rennes.
16 janvier 1942 : prison de Saint-Brieuc.
24 juillet 1942 : Fresnes.
28 juillet 1942 : prison de Troyes (Hauts-Clos).

20 août 1942 : déporté politique à la prison de Wolfenbüttel (Prusse Orientale).
18 juillet 1943 : Sthum (P.O.).
24 juin 1944 : Mürau (Silésie), astreint aux travaux de terrasse.
24 juillet 1944 : libéré de captivité pour maladie ((tuberculose pulmonaire à 100% + kératite 25%).
28 juillet 1944 : rapatrié sanitaire en France. Hospitalisé dès son arrivée à l’hôpital Tenon à Paris, puis Wald-Hôtel, Arosa (Suisse).

APRES LA LIBÉRATION

16 avril 1946 : homologation grade fictif sergent F.F.I. - groupe " Élie".
19 février 1948 : certificat appartenance à la R.I.F. isolé, grade fictif de sergent.
11 juin 1953 : suite validation à tort, annulation homologation grade fictif sergent F.F.I., avec option appartenance R.I.F.
27 juin 1953 : certificat de validation déporté interné résistant (D.I.R.).
Citation à l’Ordre la Brigade n° 69 avec Croix de guerre.
Titulaire d’une pension d’invalidité à 100%.

Publiée le , par Edi Sizun, mise à jour

Sources - Liens

  1. Dossier S.H.D. Vincennes n° GR 16 P 318427 (2 chemises + 42 documents) et S.H.D. Caen n° GR 21 P 579 543 (2 chemises + 41 documents)

Télécharger au format PDF