AUDREN Jules

Jules Henri Arsène Audren réside au 7 rue Duret dans même immeuble que Louis Inizan. Il travaille au début de l’occupation comme mécanicien à la Compagnie de transports du Finistère (S.A.T) où son père est chef d’atelier.

Fin mars 1941, il entre en résistance et intègre le groupe Élie. Très probablement recruté par Georges Bernard qui réside au 6 rue Duret, il aurait participé à quelques coups de main du groupe avant d’être recherché par le S.D allemand de Brest. Le 17 mai, les services allemands se présentent d’abord chez lui mais ne le trouvent pas. Vers 14 heures l’après-midi même, ils se rendent chez son employeur, en vain également, Jules est introuvable. C’est un coup de chance, il est en congés et personne de sa famille ne sait où il se trouve.

A son retour de congés, il apprend qu’une vague d’arrestations touche le groupe, il se fait discret, change de domicile et quitte son emploi. En 1942, il reprend cependant une activité professionnelle et se fait embaucher à l’Auto-Garage Brestois. Il épouse Nicol Simone le 19 février 1944 à Brest et de cette union naîtront deux enfants.

Jules Audren semble avoir renoué des contacts avec la résistance brestoise, sans que l’on puisse déterminer à quel réseau/mouvement/unité F.F.I il appartenait.

Le 11 juillet 1944, il est arrêté sur son lieu de travail à l’auto-garage, probablement après une dénonciation. Il est interné quelques jours au siège de l’Aussenkommando du S.D de Brest, basé à l’école Bonne-Nouvelle de Kérinou en Lambézellec. Il est ensuite interné à la prison de Pontaniou le 14 juillet avant d’être transféré vers le KL Natzweiler en Allemagne, par train le 20 juillet. Il s’évade à la faveur d’un ravitaillement par la Croix-Rouge Française le 9 août 1944 alors que le convoi passe sur la commune de Saint-Benoît, près de Poitiers.

Il parvient à fuir avec Pierre Agon, pharmacien à Huelgoat, Armand Le Bour, hôtelier à Huelgoat, Nona Gloaguen de Ploujean et Guy Péron de Brest. Dans l’évasion, deux frères originaires de Crozon sont tués par les allemands. Le groupe se cache et parvient à rejoindre le maquis de Secondigny (Deux-Sèvres) jusqu’à la Libération du secteur.

Le 7 septembre, il obtient un laisser-passer de la Résistance de Niort pour rentrer sur Brest où il arrive le 11 septembre, pendant le siège de la ville.

Après guerre il travaille comme transporteur et en 1953, il reçoit la médaille des Évadés.

Publiée le , par Edi Sizun, Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Service Historique de la Défense (S.H.D) de Caen, dossier individuel d’interné résistant de Jules Audren (GR 21 P 699 993).
  2. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la Résistance de Jules Audren (1622 W).