COUM François

François Coum est marin pêcheur et réside à Prat-al-Lann à Landéda. Il s’engage volontairement dans l’armée en mars 1942. Il est cependant de retour dans ses foyers en décembre de la même année suite au sabordage de la flotte à Toulon.

En septembre 1943, il entre en résistance sous les ordres du gendarme Jean François Derrien de Lannilis. En fin d’année, le réseau Jade organise l’évacuation d’aviateurs alliés tombés dans la région par les plages et îles de Landéda avec l’aide de la résistance brestoise et du canton de Lannilis. C’est à cette occasion que Rolland, Louis et François Coum aident le réseau.

La première opération est un semi-échec, seuls sept aviateurs parviennent à être évacués par une vedette rapide de la Royal Navy. Pour les candidats malheureux à l’évacuation et les cinq marins anglais, drossés à la côte par le mauvais temps, il faut les rapatrier vers Brest. Le 3 décembre 1943, Amédée Rolland et François Coum guident les aviateurs et marins alliés du hameau de Prat-A-Lann à l’ancienne voie ferrée de Bel-Air où la camionnette Tanguy, pilotée par Joseph Pronost les attend. Les naufragés sont amenés sur Brest pour être répartis dans diverses planques du réseau. Le 23 décembre, avec son frère Louis, François participe à la nouvelle opération d’évacuation des aviateurs et marins anglais. Ils servent une nouvelle fois de guide depuis Bel-Air vers Tariec. Cette fois, l’opération est un succès et tous parviennent à regagner l’Angleterre.

Il poursuit son activité clandestine et à la création des unités combattantes F.F.I, il est versé à la Compagnie F.F.I de Landéda du Bataillon de Lannilis.

A Gouesnou le 5 août 1944, les chefs cantonaux de la résistance de l’Arrondissement F.F.I de Brest reçoivent l’ordre d’engager le combat avec leurs unités. Le Bataillon de Lannilis déclenche les hostilités dans la soirée. Les unités sont alertées et rassemblées pour attaquer la casemate du pont de Tréglonnou et le camp allemand de Kerbabu à Lannilis.

François Coum participe avec son unité à l’attaque du camp allemand basé au manoir de Kerbabu. Les F.F.I encerclent la position et se préparent à l’attaque. A 1 heure du matin, le signal est donné, tous les hommes bondissent vers les objectifs assignés, ils sont arrêtés et cloués au sol par un violent tir de barrage. Quelques groupes réussissent à avancer et donnent l’assaut mais l’ennemi est bien supérieur en nombre et matériel que les estimations le prévoyaient. Bien retranchés, les allemands tiennent en respect les F.F.I qui se replient. Parvenus au point de ralliement, neufs hommes manquent à l’appel, dont François Coum, 21 ans.

Soldats F.F.I tués lors de l’attaque de Kerbabu
- CARAES Jean
- COUM François
- FALHUN François
- GUIZIOU Prosper
- LAOT François
- LE BRIS Olivier
- ROLLAND François
- STEPHAN Roger
- TROADEC Théophile

En 1945, il est cité à l’ordre de la brigade et reçoit à titre posthume la Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile de bronze. En 1959, il est décoré de la médaille de la Résistance.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Portfolio

Monument FFI de Kerbabu

Sources - Liens

  1. HUGUEN Roger, Par les nuits les plus longues, 2e édition, Les presses bretonnes, Saint-Brieuc, 1976.
  2. Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de François Coum (1622 W 1).
  3. Archives de l’arrondissement F.F.I de Brest, dossier Bataillon de Lannilis.
  4. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier Jade Fitzroy (GR 16 P 151).
  5. Livre d’Or de la France Combattante et Résistante, éditions Gloire, 1948.
  6. DERRIEN Jean-François, Gendarme et Résistant sous l’occupation (1940 - 1944), auto-édition, 1994.
  7. Service Historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossiers de François Coum (GR 16 P 146634 / GR 28 P 4 237 11 / CC8 62 C 2907) - Non consultés à ce jour.
  8. S.H.D de Caen, dossiers de François Coum (AC 21 P 109272 - AC 21 P 731752) - Non consultés à ce jour.

Remerciement à Françoise Omnes pour la relecture.