Paul Joseph Le Théo, ses frères et sa sœur sont les enfants d’une ménagère et d’un marin de commerce, devenu gréeur à l’arsenal de Brest. La famille réside au 2e étage du 45 rue du Chemin de fer, tandis que Paul Le Théo est scolarisé à l’école du port de commerce de Brest.
Paul Le Théo est endeuillé en avril 1944, par le décès de sa mère, âgée de 51 ans.
Nous ignorons presque tout de ses activités durant l’Occupation, tout comme les conditions de son engagement dans la Résistance.
À l’été 1944, il semble faire partie des Forces françaises de l’intérieur (F.F.I) du Groupement cantonal Brest-Est, avec son ami Jean Floch. Il semble faire partie du Groupe Ropars, de la future Compagnie Koenig sous les ordres de Joseph Berger. Ses activités clandestines ne nous sont pas connues. Avec Etienne Bothorel, ils sont arrêtés sur la route de Bourg-Blanc, le 27 juillet 1944, alors qu’ils se rendaient vers une zone de parachutage d’armes.
Sans nouvelle de leur fils, les parents de Jean Floch, alors réfugiés pendant le siège de Brest à La Forest-Landerneau, font paraître dans Le Télégramme le 30 septembre 1944 une annonce pour le retrouver, ainsi que son ami Paul Le Théo.
Hélas, les deux jeunes résistants ne seront jamais retrouvés. Paul Le Théo pourrait compter parmi les prisonniers disparus de Pontaniou, exécutés le 7 août 1944. Son sort exact et la date de sa mort restent toutefois à établir.
En 1951, par jugement du tribunal civil de première instance de Brest, déclare constant le décès de Paul Le Théo, le 7 août 1944. La même année, une place commémorative comportant son nom est dévoilée au patronage Saint-Martin.
Son nom figure également sur une plaque rappelant les noms des Disparus de Pontaniou, apposée en septembre 2026 contre le mur de la prison de Pontaniou à Brest.
Nous cherchons à mettre un visage sur son histoire, si vous avez une photo de lui, n’hésitez pas à nous contacter.
Mémoires des résistants et FFI de l’arrondissement de Brest