Adrien Jean François Monfort et sa sœur Jeanne (1914-2008) sont les enfants d’une femme au foyer et d’un ancien marin de commerce devenu gardien de bureau. La famille réside dans le quartier de Recouvrance à Brest, au 35 rue des Remparts. Adrien semble avoir fait ses études à Saint-Louis.
Sous l’Occupation, Adrien Monfort aurait travaillé comme électricien à Jersey mais également au port de commerce de Brest. En novembre 1941, Adrien est endeuillé par la disparition de son père, à l’âge de 58 ans.
Nous ignorons presque tout de ses activités durant l’Occupation, tout comme les conditions de son engagement dans la Résistance.
Adrien Jean François Monfort aurait été arrêté une première fois en 1943 à Brest, avant d’être interné à la prison Jacques Cartier de Rennes. Il aurait également du être transféré à la prison de Fresnes mais a finalement été libéré.
Il aurait également fait partie du groupe de résistance d’Emile Plouzané, du groupement Brest-Ouest.
À l’été 1944, il est arrêté par les Allemands, au moment où il devait partir à Sizun. Il portait alors semble t-il dans sa veste, des papiers de la Résistance. Adrien Monfort aurait été arrêté en compagnie d’un dénommé Coroller, également disparu.
Jamais retrouvé à la Libération, Adrien Monfort pourrait compter parmi les prisonniers disparus de Pontaniou, exécutés le 7 août 1944. Son sort exact et la date de sa mort restent toutefois à établir.
En 1969, Adrien Monfort est décoré à titre posthume de la médaille de la Résistance française. Son nom figure sur une plaque rappelant les noms des Disparus de Pontaniou, apposée en septembre 2026 contre le mur de la prison de Pontaniou à Brest.
Nous cherchons à mettre un visage sur son histoire, si vous avez une photo de lui, n’hésitez pas à nous contacter.
Mémoires des résistants et FFI de l’arrondissement de Brest