Joël Jacques Edouard Toublanc est le fils unique d’une femme au foyer et d’un contrôleur adjoint des douanes. Bien qu’elle ait des attaches familiales rue Villaret Joyeuse à Brest, toute la famille est originaire de Landévennec. C’est d’ailleurs là-bas, à Gorréquer, que semble résider Joël Toublanc sous l’Occupation.
Nous ignorons tout du parcours de Joël Toublanc durant cette période, notamment son engagement et ses actions dans la Résistance. Il semble avoir fait partie d’un maquis à Dinéault à l’été 1944.
Nous ignorons également les circonstances exactes de son arrestation. D’après la déposition de son tortionnaire, Joël Toublanc a été arrêté par des soldats allemands le 1er août 1944 vers 5 heures du matin, alors qu’il s’en retournait chez lui chercher des armes. Une perquisition aurait été menée dans la foulée à son domicile. Sont alors trouvés sur place des armes et des documents liés à la Résistance. Sa mère, Marie-Thérèse (1904-1972), est également arrêtée lors de la perquisition.
Fils et mère sont transférés au siège du Kommando I.C 343 de Landerneau (Kommando Schaad). Durant l’interrogatoire, Joël Toublanc aurait reconnu faire partie de la Résistance et aurait donné le nom de la femme qui l’avait mis en relation avec le maquis.
Le Kommando I.C 343 déclenche alors une expédition pour arrêter la femme, qui, à son tour, lors de son interrogatoire, donnera l’identité d’un homme connaissant le nouvel emplacement du maquis, qui venait d’être déplacé à Lopérec, dans la forêt du Nivot. L’arrestation de ce nouvel indicateur, conduira à l’attaque du maquis le 3 août 1944, causant la mort de six résistants.
La mère de Joël Toublanc est libérée le 5 août, son fils, lui, reste interné. Il est remis au S.D. de Brest et semble être interné à la prison de Pontaniou. Jamais retrouvé à la Libération, Joël Toublanc pourrait compter parmi les prisonniers disparus de Pontaniou, exécutés le 7 août 1944. Son sort exact et la date de sa mort restent toutefois à établir.
En 1960, Joël Toublanc est décoré à titre posthume de la médaille de la Résistance française. Son nom figure sur une plaque rappelant les noms des Disparus de Pontaniou, apposée en septembre 2026 contre le mur de la prison de Pontaniou à Brest.
Nous cherchons à mettre un visage sur son histoire, si vous avez une photo de lui, n’hésitez pas à nous contacter.
Mémoires des résistants et FFI de l’arrondissement de Brest