Jules Victor Mollié est le fils d’un journalier originaire de Lyon marié à une fille de commerçants originaires de Brasparts. Ses parents, résidents au 34 rue Neuve à Recouvrance, auront juste après lui un fils et une fille, qui décèderont en bas âges. Lors de la Première Guerre mondiale, son père, soldat au 19e Régiment d’Infanterie (19e RI), est tué au combat en décembre 1914. Scolarisé à l’école Vauban de Recouvrance, Jules Mollié loupe à deux reprises le passage de son certificat d’études en 1920 et 1921. Sa mère se remarie en 1922 avec un ouvrier de l’arsenal mais le divorce est prononcé deux ans plus tard. Avec sa mère, il élèvera comme son frère cadet son jeune cousin Marcel Boucher, au 16 rue du Carpon, toujours à Recouvrance.
Devenu jeune ouvrier à l’arsenal de Brest, Jules Mollié épouse Charlotte Le Jeune (1907-1976), le 30 juillet 1927 à Saint-Marc et de cette union naitront trois enfants ; Charles (1927-1999), Antoine (1931-2013) et Georgette (1932-2017). Au début des années 1930, Jules Mollié suit des cours de perfectionnement à l’école de la rue Monge, pour devenir dessinateur industriel. Dans ce même cours, l’on retrouve également André Mignon. En 1936, toute la famille, sa mère et Marcel Boucher compris, réside au 1 rue Rochon à Brest, non loin des ateliers des Capucins.
À la déclaration de la Seconde Guerre mondiale en 1939, nous ignorons si il a été mobilisé ou si il est resté à Brest, comme affecté spécial à l’arsenal. À l’arrivée des Allemands à Brest, il est à son poste de dessinateur et le restera durant toute l’occupation, jusqu’au 5 août 1944.
En mai 1942, Jules Mollié aurait rallié les F.T.P.F de Brest, quelques mois après son jeune cousin Marcel Boucher. Il aurait dès lors servi d’agent de renseignement et de recruteur pour son mouvement. En outre, il aurait stocké des armes à son domicile, fourni des faux papiers aux résistants souhaitant rejoindre le maquis. Enfin, Jules Mollié indique avoir hébergé plusieurs chefs régionaux et interrégionaux de la Résistance communiste.
À la structuration des groupes de combat des F.T.P.F, en 1944, il aurait fait partie du groupe Giloux, du détachement Liberté, dont les matricules sont compris entre 10 et 19. Le pseudonyme de Jules Mollié et son numéro nous sont inconnus à ce jour.
Composition du groupe Giloux :
10 - ?
11 - ?
12 - ?
13 - ?
14 - ?
15 - ?
16 - Charles Coatélan (Christian)
17 - André Le Roy (Michel)
18 - ?
19 - ?
Peu avant le siège de Brest, en août 1944, Jules Mollié évacue vers Landerneau. Il aurait alors intégré l’unité F.T.P de Landerneau. À ce jour, son nom n’a pu être retrouvé dans les registres de cette unité.
La sépulture de Jules Mollié se trouve dans le cimetière de Recouvrance à Brest [Carré 1, Rang 2, Tombe 31]
Mémoires des résistants et FFI de l’arrondissement de Brest