François Louis Bothorel est l’avant-dernier des huit enfants d’un cultivateur et d’une ménagère établis à Kerrolland en Brennilis. La famille semble ensuite délaisser la ferme, pour tenir une boucherie dans le bourg de Brennilis. Sous l’Occupation, François Bothorel travaille comme boucher dans le commerce familial.
Marcel Clédic, un résistant des Monts d’Arrée, indique que François Bothorel faisait partie de la Résistance locale de Brennilis dès le début 1942. Dans le courant de l’année, avec Jean Salaûn et Marcel Clédic, François Bothorel repère une ligne à haute tension reliant Saint-Herbot à Brest, semblant alimenter la base sous-marine, en prévision de son sabotage. Celui-ci sera réalisé à la fin 1942, sans que l’on puisse préciser si François Bothorel y a pris part.
Le 22 avril 1944, une perquisition est faite dans la maison familiale à Brennilis, son père Louis (1897-1973) et son frère Victor (1925-1985) sont arrêtés, tandis que la maison est incendiée. Ils seront internés en la prison de Pontaniou à Brest, avant d’être transférés au camp Margueritte de Rennes. Ils seront libérés le 28 juillet 1944.
En 1944, avec son cousin Jean Kerrizoré, il fait partie du maquis dit de l’Étoile Rouge et fréquente notamment Jean Kerdoncuff, André Lagoguet, Corentin Rivoal, François Lever, François Fichou et Corentin Cochennec. Ce groupe se rassemble régulièrement à la cache du Kerret ou au petit maquis de Coat-Bihan, en Plonévez-du-Faou.
Le 5 juin 1944, François Bothorel participe avec Jean Kerrizoré, Jean Kerdoncuff et Corentin Cochennec à une embuscade sur des Allemands, sur la route reliant Plonévez-du-Faou à Châteauneuf-du-Faou. Le lendemain, le maquis de Kerret déménage pour une ferme se trouvant au lieu-dit Well-Goz.
Son action entre le mois de juin et d’août 1944 nous est inconnue.
En provenance du centre Finistère, avec l’armée américaine, François Bothorel, Jean Kerrizoré et François Fichou parviennent aux environs de Landerneau le 8 août 1944 dans l’après-midi. Les trois français passent dans le centre ville, presque désert et ne font aucune rencontre amicale ni ennemie. Pensant peut-être trouver leurs camarades à Landivisiau, ils poursuivent leur route à l’Est et reviennent sur leurs pas en fin de journée. Dès l’arrivée de la Cie Corse, le quartier général est établi à Ker-Prigent avant de pouvoir occuper le bâtiment de l’infirmerie à la caserne Taylor. Les volontaires affluent pour se battre, étoffant les compagnies mais l’armement est toujours insuffisant. Les opérations militaires se poursuivent avec l’encerclement de la poche de Plougastel et la protection de Landerneau. L’unité est désormais assez large pour devenir un bataillon. Suite à la réorganisation, François Bothorel est affecté au 2ème Groupe de la 2ème Section de la Compagnie Koenig du Bataillon F.T.P Georges-Le Gall.
Composition du 2ème Groupe :
– BIDEAU Henri
– BOTHOREL François
– COACOLOU Joseph
– FICHOU François (Chef de groupe)
– KERRIZORÉ Jean
– LE GALL Alain
– LE MAOUT Joseph
– LOISEAU Émile
– PATINEC Jacques
– PÉRON Pierre
– PLUSQUELLEC Albert
– TREGUIER Armand
Avec son unité, il participe aux opérations militaires dans les environs de Landerneau, Dirinon. Vers le 20 août 1944 son groupe est déployé à la gare de Dirinon en prévision de la réduction de la poche de Plougastel-Daoulas. Une fois cette pointe conquise, le bataillon rentre à Landerneau et se garnit de nouvelles recrues. Il est ensuite déployé dans la poche du Conquet.
Après la Libération, son unité retourne à Landerneau. Peu après, lors d’une virée dans le centre Finistère, Fançois Bothorel a un accident et doit être hospitalisé à Carhaix. Après sa convalescence, il rempila dans l’armée et fit ses classes militaires dans les Troupes d’occupation de l’Allemagne (T.O.A). En mars 1946, il fit un séjour en Indochine, avec le grande de sergent-chef.
Retourné à la vie civile, François Bothorel travaille comme transporteur et épouse Marie Cotton (1926-1985), le 20 juillet 1948 à Locmaria-Berrien, avec qui il aura quatre enfants.
La sépulture de François Bothorel se trouve dans le cimetière communal de Brennilis.
Mémoires des résistants et FFI de l’arrondissement de Brest