François Marie Quellec est le deuxième des sept enfants de cultivateurs établis à Kéréarnin, au nord de Plouarzel. Il a également deux demi-sœurs, issues d’une première noce de sa mère. François Quellec effectue sa scolarité à l’école primaire de Brélès, plus proche que le bourg de Plouarzel. Il contracte ensuite un engagement dans la Marine nationale (année ?), tout comme ses frères Sébastien et Gabriel. En 1935, la fratrie est endeuillée par le décès de leur père, âgé de 60 ans.
Le parcours de François Quellec, au début de la Seconde Guerre nous est inconnu. Il a cependant la douleur de perdre son frère cadet Gabriel, âgé de 24 ans, dans le torpillage du contre-torpilleur Jaguar, le 23 mai 1940 au large de Dunkerque.
Sans que l’on puise préciser la datation, François Quellec retrouve son foyer à Pouloupry en Lanildut, où la famille a déménagé (année ?). Son activité sous l’occupation nous est également méconnue.
En août 1944, il intègre les rangs des Forces françaises de l’intérieur (F.F.I), avec son grand-frère Sébastien. Il prend part aux opérations d’insurrection dans le secteur de Porspoder et Lanildut. Lors de la réorganisation des groupes F.F.I du canton, il est affecté au 4ème Groupe de la 2ème Section de la 3ème Compagnie du Bataillon F.F.I de Ploudalmézeau.
Composition de son groupe de combat :
– FOLL Hervé
– GUEGUEN Mathieu
– GUICHOUX Jean (Chef de groupe)
– HAMON Joseph
– HAMON Tanguy
– JAOUEN Albert
– QUELLEC François
– QUELLEC Sébastien
– VAILLANT Yves
Avec son unité, François Quellec participe ensuite à la réduction de la poche allemande du Conquet. Les groupes sont déployés plus au sud, à Plouarzel puis Ploumoguer. La section combat notamment au Corsen puis près d’Illien jusqu’à la reddition complète du 10 septembre 1944. L’unité est alors mise en repos et affectée à de la récupération de matériels, d’armements et munitions sur son secteur. François Quellec est démobilisé le 30 septembre 1944, à la dissolution des unités F.F.I.
Après guerre, François Quellec épouse Marie Trebaol (1906-1999), et de cette union naît un fils. Il travaille ensuite à l’arsenal de Brest jusqu’à sa retraite, puis se retire à Plouarzel.
Mémoires des résistants et FFI de l’arrondissement de Brest