Jean Louis Corrigou est le fils d’une femme au foyer et d’un facteur, qui résident place du Château à Lesneven. Scolarisé à l’école publique de sa commune avec Albert Cadiou et Yves Paul, Jean Corrigou passe avec succès ses examens en 1938. Il est admis à l’École pratique d’industrie et de commerce de Brest, mais c’est à l’École Militaire Préparatoire des Andelys dans l’Eure, où il a été admis, qu’il poursuit ses études.
Nous ignorons, à ce jour, son parcours pendant l’Occupation.
En septembre 1943, il aurait intégré la Résistance locale qui recrute des jeunes volontaires prêts à prendre les armes en cas d’insurrection. Ses activités clandestines ne nous sont pas connues. Lors de l’organisation des Forces françaises de l’intérieur (F.F.I) dans le canton de Lesneven, Jean Corrigou intègre avec ses deux anciens camarades de classe le 4ème Groupe de la Compagnie de Lesneven du Bataillon F.F.I de Lesneven.
Composition du groupe n°4
– BEYOU Joseph
– CADIOU Albert
– CARAÈS Jean
– CORRIGOU Jean
– FILY François
– ILIOU Alain
– LE HAN Jean
– MANAC"H Albert
– PAUL Yves (chef de groupe)
– PENGAM Toussaint
– PICHON Roger
– PRÉMEL-CABIC Lucien
– ROUÉ Roger
– SALIOU Ollivier
– SIMON Yves
Avec son unité, Jean Corrigou participe aux opérations militaires de Libération du secteur de Lesneven en août 1944. La Libération du canton étant effective, les F.F.I sont déployés plus à l’Ouest, pour la réduction de la poche allemande du Conquet jusqu’au 10 septembre 1944.
Démobilisé à la dissolution des unités combattantes F.F.I en fin septembre 1944, il semble avoir souscrit un engagement volontaire dans l’Armée française en reconstitution. Il servira notamment au 8e Bataillon d’infanterie coloniale (8e BIC), créé en mai 1947. Le sergent Jean Corrigou épouse l’institutrice Marcelle Pichon (1926-2012), le 6 avril 1949 à Kerlouan.
La sépulture de Jean Corrigou se trouve dans le cimetière de Saint-Marc à Brest [Carré 25, Rang G, Tombe 5]
Mémoires des résistants et FFI de l’arrondissement de Brest