KERGUIDUFF Pierre

Pierre-Marie Kerguiduff travaille comme docker et réside 10 rue Traverse des venelles Kéravel à Brest durant les années 1930. Défavorablement connu des services de police, Pierre Kerguiduff se rend coupable de plusieurs délits à cette même période. Mobilisé à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, il sert comme chasseur au 16ème Bataillon d’infanterie légère (16e B.I.L) de la 3ème Demi-Brigade d’Infanterie Légère (3e D.B.I.L). Cette unité regroupe du personnel soumis à des sanctions pénales dans le civil. Sur autorisation de son unité, Pierre Kerguiduff épouse sa voisine Louise Troalen, le 20 février 1940 à Brest. Nous ignorons le parcours du docker durant la drôle de Guerre et la débâcle de juin 1940, tout comme nous ignorons sa date et les conditions de son retour à Brest. Malheureusement pour lui, son épouse décède le 12 avril 1941 à Brest.

Sous l’occupation, il semble avoir déménagé au 27 venelles Kéravel et aurait adhéré au Parti communiste français clandestin (P.C.F). Il participe dés lors à la diffusion de la propagande du parti et à celle du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France (F.N). Cette tâche illégale lui vaut d’être arrêté par des policiers français, à une date inconnue.

Remis aux autorités allemandes d’occupation, le docker brestois est transféré à Compiègne avant d’être déporté en Allemagne le 16 avril 1943. Sous le matricule n°26690, Pierre Kerguiduff est envoyé au Kommando Schlier pour travailler sur les V2 avant d’être transféré à Mauthausen. Il y décède quelques mois plus tard, le 25 novembre 1943